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TITLE: Lettre De Demission Collective Du Prds Et D'integration De L'union Des Forces |
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DATE: January, 13 2001 |
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Conscients de la gravit de la situation que traverse le pays, de l'incapacité du pouvoir en place à y faire face et de l'abandon par celui-ci de tout principe ou valeur démocratique, Constatant l'injustice, les disparités sociales, l'inégalité absolue de traitement des citoyens devant les services publics, l'improvisation et l'incurie érigés en mode de gestion publique, Relevant que tous ces facteurs conjugués mettent le pays en péril et l'exposent à de graves et imminents dangers, Répondant à l'appel pressant du devoir national qui impose à tous les patriotes le rejet définitif du pouvoir en place et à l'impératif moral d'abandon, dans l'immédiat, de son parti dénommé P.R.D.S, les signataires déclarent, solennellement leur retrait définitif de cette formation. Ils évoquent ci-après quelques uns des éléments les ayant conduits à prendre une telle décision. Au Plan Politique: 1. Par l'entretien aveugle des relations honteuses avec l'ennemi sioniste, le pouvoir affirme, aujourd'hui, tout mépris pour le peuple mauritanien foulant ainsi au pied ses valeurs et normes islamiques sacrées, 2. Le défi ainsi lancé à l'opinion nationale et internationale, le refus obstiné de répondre à ses attentes au mépris, au plan interne, de la demande populaire et, au plan externe, des résolutions et recommandations de la Conférence Islamique, du Conseil des ministres des affaires étrangères arabes qui ont officiellement demandé l'une et l'autre la rupture immédiate de ces relations, 3. Les entraves devant l'exercice des libertés démocratiques et la restauration du régime d'exception par la dissolution des partis politiques, l'étouffement des libertés, l'atteinte aux Droits del'Homme et du citoyen et les incessantes arrestations arbitraires, 4. L'absence d'une justice digne de ce nom : les déshérités et les faibles subissent la rigueur de la loi, les riches et les membres de la haute société y échappent par les immunités de fait et passe droit, 5. En matière de droits de l'homme le régime, hanté par son passif humanitaire est habité par une hystérie aux conséquences politiques imprévisibles. Au Plan Économique : 1. La généralisation du chômage au sein de la jeunesse prive le pays de son potentiel productif et dynamique sapant ainsi irrémédiablement son activité économique, 2. La mise des ressources nationales à la disposition d'une minorité qui utilise, à sa guise les moyens de l'État, sa puissance publique et son appareil judiciaire, créant ainsi un écart immense entre une poignée de nantis et la quasi-totalité du peuple mauritanien, 3. La hausse vertigineuse du coût de la vie entraînant une grave paupérisation des larges couches populaires désormais à la merci d'insatiables affairistes, sans vergogne. Au Plan Social : 1. La crise de valeur que traverse le pays a atteint un niveau inégalé : la dépravation des mours, la flagornerie, la fraude la démission morale sont érigés en normes sociales dominantes, 2. L'incurie, la corruption, la fraude, le détournement des moyens de la collectivité nationale gangrènent l'administration publique dans son ensemble. Le droit du citoyen, usager, est purement et simplement méconnu, 3. La mise en péril de l'ordre et de la quiétude publiques par l'impunité des crimes de sang (vol à main armée, assassinat, blessures volontaires) et l'absence de toute disposition permettant d'assurer de manière fiable la protection effective des personnes et des biens. A un pas de l'implosion morale, la Mauritanie traverse, en somme, une crise économique, politique et sociale des plus graves. Son tissu social est désagrégé sous l'effet de multiples facteurs dont nous n'avons évoqué qu'un nombre réduit. Partant de cette analyse objective, que partage du reste de plus en plus l'écrasante majorité des mauritaniens, mus par le seul devoir national, sans qu'aucune haine contre un individu ou un groupe ne nous habite, nous, signataires du présent document, espérons que cette action constituera un appel à la prise en charge urgente de la situation grave que traverse le pays. La démission du PRDS que nous présentons est aussi pour nous un appel à d'autres consciences patriotiques. Tout au moins, elle soulagera moralement, même tant soit peu, ses propres auteurs. En conclusion et eu égard à ce qui précède et après une mure observation de la scène politique nationale et considérant le programme de l'Union des Forces Démocratiques / Ere Nouvelle, nous avons décidé d'intégrer ce parti, qui reprsente, aujourd'hui, l'espoir, de la grande majorité de notre population, pour sauver ce qui reste de cette Nation et pour édifier une Mauritanie unie, démocratique et prospère. Nouakchott, le 20 décembre 2000 Pour le groupe des démissionnaires Cheikh Buye Ould Dowla Président de la sous-section PRDS de Toujounine (Nouakchott) Les autres signataires: 1. Sidi Mohamed Ould Cheikh, Cadre du PRDS chargé de l'implantation 2. Abderrahmane Ould Mohamed Abbe, Notable chargé de l'implantation 3. Mohamed Lemine Ould Babah, Notable chargé de l'implantatio 4. Aly Ould Isselmou, Cadre du PRDS chargé de l'implantation 5. Mohamed Lemine Ould Mohamed, Cadre du PRDS chargé de l'implantation 6. Daha Ould Lekweiri, Cadre du PRDS chargé de l'implantation 7. Aboubekrine Ould Didi, Cadre du PRDS chargé de l'implantation 8. Fatma Bent yeslem, Cadre du PRDS chargé de l'implantation 9. Zeinebou Bent Sid'Ahmed, Chargée de l'implantation du PRDS 10. Amy Bent Attawfiq, chargée de l'implantation du PRDS 11. Salek Ould Cheikh, Cadre du PRDS chargé de l'implantation 12. Mariem Bint Yeslem, Cadre du PRDS chargé de l'implantation 13. Oum Habib Bent Dawla, chargée de l'implantation du PRDS 14. El Houssein Ould Mohamed, chargé de l'implantation du PRDS END |